《茶花女》中法对照第9章(法语)[法语论文]

资料分类免费法语论文 责任编辑:黄豆豆更新时间:2017-05-17
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-bonsoir, mon cher Gaston, dit Marguerite à mon compagnon, je suis bien aise de vous voir. Pourquoi n' êtes-vous pas entré dans ma loge aux variétés ?

-je craignais d' être indiscret.

-les amis, et Marguerite appuya sur ce mot,comme si elle e?t voulu faire comprendre à ceux qui étaient là que malgré la fa?on familière dont elle l' accueillait, Gaston n' était et n' avait toujours été qu' un ami, les amis ne sont jamais indiscrets.

-alors, vous me permettez de vous présenter M Armand Duval !

-j' avais déjà autorisé Prudence à le faire.

-du reste, madame, dis-je alors en m' inclinant et en parvenant à rendre des sons à peu près intelligibles, j' ai déjà eu l' honneur de vous être présenté. L' oeil charmant de Marguerite sembla chercher dans son souvenir, mais elle ne se souvint point,ou parut ne point se souvenir.

-madame, repris-je alors, je vous suis reconnaissant d' avoir oublié cette première présentation, car j' y fus très ridicule et dus vous para?tre très ennuyeux. C' était, il y a deux ans, à l' opéra-comique ; j' étais avec Ernest De...

-ah ! Je me rappelle ! Reprit Marguerite avec un sourire. Ce n' est pas vous qui étiez ridicule, c' est moi qui étais taquine, comme je le suis encore un peu, mais moins cependant. Vous m' avez pardonné,monsieur ?

Et elle me tendit sa main que je baisai.

-c' est vrai, reprit-elle. Figurez-vous que j' aila mauvaise habitude de vouloir embarrasser les gens que je vois pour la première fois. C' est très sot. Mon médecin dit que c' est parce que je suis nerveuse et toujours souffrante : croyez mon médecin.

-mais vous paraissez très bien portante.

-oh ! J' ai été bien malade.

-je le sais.

-qui vous l' a dit ?

-tout le monde le savait ; je suis venu souvent savoir de vos nouvelles, et j' ai appris avec plaisir votre convalescence.

-on ne m' a jamais remis votre carte.

-je ne l' ai jamais laissée.

-serait-ce vous ce jeune homme qui venait tous les jours s' informer de moi pendant ma maladie, et qui n' a jamais voulu dire son nom ?

-c' est moi.

-alors, vous êtes plus qu' indulgent, vous êtes généreux. Ce n' est pas vous, comte, qui auriez fait cela, ajouta-t-elle en se tournant vers M De N..., et après avoir jeté sur moi un de ces regards par lesquels les femmes complètent leur opinion sur un homme.

-je ne vous connais que depuis deux mois,répliqua le comte.

-et monsieur qui ne me conna?t que depuis cinq minutes. Vous répondez toujours des niaiseries. Les femmes sont impitoyables avec les gens qu' elles n' aiment pas.

Le comte rougit et se mordit les lèvres. J' eus pitié de lui, car il paraissait être amoureux comme moi, et la dure franchise de Marguerite devait le rendre bien malheureux, surtout en présence de deux étrangers.

-vous faisiez de la musique quand nous somme sentrés, dis-je alors pour changer la conversation,ne me ferez-vous pas le plaisir de me traiter en vieille connaissance, et ne continuerez-vous pas ?

-oh ! Fit-elle en se jetant sur le canapé et en nous faisant signe de nous y asseoir, Gaston sait bien quel genre de musique je fais. C' est bon quand je suis seule avec le comte, mais je ne voudrais pas vous faire endurer pareil supplice.

-vous avez cette préférence pour moi ? Répliqua M De N... avec un sourire qu' il essaya de rendre fin et ironique.

-vous avez tort de me la reprocher ; c' est la seule.

Il était décidé que ce pauvre gar?on ne dirait pas un mot. Il jeta sur la jeune femme un regard vraiment suppliant.

-dites donc, Prudence, continua-t-elle,avez-vous fait ce que je vous avais priée de faire ?

-oui.

-c' est bien, vous me conterez cela plus tard. Nous avons à causer, vous ne vous en irez pas sans que je vous parle.

-nous sommes sans doute indiscrets, dis-jealors, et maintenant que nous avons ou plut?t que j' ai obtenu une seconde présentation pour faire oublier la première, nous allons nous retirer,Gaston et moi.

-pas le moins du monde ; ce n' est pas pour vous que je dis cela. Je veux au contraire que vous restiez.

Le comte tira une montre fort élégante, à laquelle il regarda l' heure :

-il est temps que j' aille au club, dit-il. Marguerite ne répondit rien.

Le comte quitta alors la cheminée, et venant à elle :

-adieu, madame.

Marguerite se leva.

-adieu, mon cher comte, vous vous en allez déjà ?

-oui, je crains de vous ennuyer.

-vous ne m' ennuyez pas plus aujourd' hui quels autres jours. Quand vous verra-t-on ?

-quand vous le permettrez.

-adieu, alors !

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